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Livre d'or

 
 
Maurice Le Saoût







Né à Carantec, le 4 septembre 1910



Marié à Sainte Sève,le 23 avril 1935

Avec
Clothilde Marc

Décédé à Morlaix, le 17 avril 1983







Signalement

Cheveux:noirs
Yeux:verts
Front:découvert
Nez:moyen
Taille:1.66m




Grades

Engagement Volontaire le 27 septembre 1928 à Brest
Matricule:3657 B 28



Matelot de 2ème classe,le 27 septembre 1928
Matelot de 2ème classe Canonnier,le 1 avril 1929
Quartier maitre,le 1er janvier 1930
Second maitre,le 1er avril 1933
Maitre,le 1er avril 1937
Premier maitre,le 1er octobre 1941
Maitre principal,le 1er octobre 1947

Cadre de Maistrance,le 21 novembre 1934
Brevet Elémentaire de Canonnier,le 1er avril 1929
Brevet Supérieur de Canonnier,le 1er avril 1935



Campagne double en Chine et Indochine

 12 avril 1937 au 1er janvier 1938
 1er janvier 1938 au 1er avril 1938
 1er avril 1938 au 1er juillet 1938
1er juillet 1938 au 1er janvier 1939



Maurice et sa mère



Affectations



27 septembre 1928

2ème dépot de Brest




6 octobre 1928

Cuirassé "Ernest Renan"



Mis à flot à Saint Nazaire,en mars 1906
Mis en service,en 1908
1ère division légère"Otrante,Montenegro,Tunisie",en 1914 et 1915
Participe à la défense de Mersina en Syrie,les 18 et 19 juin 1919
Ecole des Canonniers,en 1927 et 1928
Coulé comme but de tir,le 3 mai 1936


 

 




 



 


1er avril 1929



Croiseur "Gueydon"



Mis à flot à Lorient,le 20 septembre 1899
Mis en service,le 1er septembre 1903
Extrême Orient,de 1903 à 1906
Atlantique Sud,en 1910
De Brest à Gibraltar,en 1915
Amérique du Sud et Antilles,en 1916
Refondu à Brest,en 1923
Refondu à Toulon pour servir d'école EATM,en 1926
Remplace le "Pothuau" comme école des canonniers,en1927
Ecole préparatoire de la Marine;Ponton Caserne,de 1935 à 1940
Pour leurrer l’observation de la RAF, les Allemands confectionnent un faux Prinz Eugen avec les coques de l’ex-croiseur cuirassé et les ex-avisos Aisne et Oise. Détruit pendant l’occupation à Brest,en 1942





1er décembre 1932

Croiseur "Pluton"



Mis à flot à Lorient,le 10 avril 1929
Mis en service,le 25 janvier 1932
Construit dans le cadre du programme de réarmement naval de la France,
le Pluton est un croiseur"mouilleur de mines".
 



Il est transformé, en 1939, en bâtiment école d'application. Le Pluton possède alors un important armement antiaérien et 300 mines. Ces dernières sont à l'origine de l'explosion accidentelle, qui survient le 13 septembre 1939, dans le port de Casablanca. Cette tragédie entraîne la mort de 215 marins sur les 406 hommes que comptait l'équipage au complet. L'explosion, d'une violence inouïe, est ressentie dans toute la ville ; la plupart des victimes ne peuvent être identifiées. 68 d'entre elles sont enterrées dans la section 20 avec la mention « Inconnu ». Le Pluton est le premier navire français, d'une très longue liste, à disparaître en 1939-1945




5 avril 1933

5ème dépot de Toulon




16 juin 1933

Cuirassé "Paris"



28 septembre 1912: Lancement à Toulon
01.08.1914 : fin des essais
09.08.1914 : rejoint l’Armée navale
17.09.1914 : affecté à la 1ère division de la 2ème escadre, arbore le pavillon du VA Le Bris.
Le Paris sert en Méditerranée pendant le conflit et participe au blocus de l’Adriatique, patrouille dans le canal d’Otrante
Après 1915 : maintenu en alerte à Malte et à Bizerte
11.1915-01.1916 : ayant été mis en ligne sans avoir subi les démontages habituels après essais, doit revenir à Toulon pour réparations
10.05.1916 : affecté à la 2ème division de la 1ère escadre,
les sorties se limitent souvent à des transits entre Malte, Bizerte, Argostoli, Corfou
1916-1918 : Malte, Bizerte, Corfou jusqu’à l’armistice
09-10.1918 : en travaux à Toulon 
Jusqu’au 25.03.1919 : en mission à Pola
Jusqu’au 16.04.1919 : en mission à Corfou
05.1919 : il effectue une tournée à Beyrouth,
puis sur les côtes du Levant, à Smyrne pour protéger le débarquement des troupes grecques qui doivent occuper la ville
20.05-24.06.1919 : escale à Constantinople pour repartir ensuite sur Toulon  
30.06.1919 : arrivée à Toulon
01.07.1919 : affecté à la 1ère division
1920 : modernisé à Bizerte. Le mât avant est remplacé par un tripode, les cheminées avant fondues en une seule, les passerelles sont agrandies (*). Basé à Toulon, devenu le bâtiment amiral de l’escadre de la Méditerranée occidentale, il effectue des activités normales d’escadre en temps de paix (exercices, manœuvres, représentations) sur les côtes de Provence, puis d’Afrique du Nord jusqu’en 1922
20.07.1921 : affecté à la 3ème division de la 1ère escadre
11.1922-11.1923 : subit une grande refonte à l’arsenal de Brest. (*) Les travaux de 1920 notés à Bizerte me semblent un peu "lourds" pour ce port, je pencherai pour ces modifications importantes comme ayant été effectuées à Brest lors de cette refonte.1923-1924 : escadre de la Méditerranée, exercices sur les côtes de Provence
1925 : le Paris est détaché vers Mers El-Kébir en soutien de la force navale franco-espagnole opérant au Maroc (guerre du Rif). Il détruit avec ses canons de 305 et de 138 les batteries ennemies qui se manifestent
08.1927-01.1929 : grande refonte à Toulon
1929-1930 : exercices le long des côtes de Provence et des croisières à l’occasion du centenaire de l’Algérie
01.10.1931 : après une dernière période de service avec la 1ère escadre de la Méditerranée, il est affecté à la division d’instruction comme bâtiment école des électriciens et des torpilleurs
07.1934-05.1935 : après des travaux, il devient bâtiment école pour les timoniers et les chauffeurs
1937-1938 : école de canonnage
1939 : la 3ème division de ligne (Paris-Courbet) fait partie de l’escadre d’instruction (5ème escadre). A l’ouverture des hostilités, la 3ème division de ligne est aux ordres du Préfet Maritime. Il quitte Toulon pour Brest
1940 : réarmé à effectif de guerre est envoyé au Havre et participe à la défense contre avions de la ville et utilisé pour le front de la Somme
11.06.1940 : bombardé par des avions allemands, sérieusement touché par une bombe (300 tonnes d’eau)
14.06.1940 : envoyé à Cherbourg puis à Brest
18.06.1940 : évacué vers l’Angleterre, il transporte 1 600 mousses de l’Armorique de Brest à Plymouth
03.07.1940 : saisi par les anglais à Plymouth, sert de bâtiment-base pour chalutier et petits bâtiments
07.1945 : restitué à la France
21.08.1945 : utilisé comme bâtiment-base de la flottille de la 2ème région maritime
21.02.1955 ou 21.12.1955 : condamné
1956 : vendu pour démolition à La Seyne sur Mer, numéro de coque Q 64
06.1956 : démoli à La Seyne sur Mer.







1er juin 1934

Cuirassé "Courbet"



Mis à flot à Lorient,le 23 septembre 1911
Mis en service,le 19 novembre 1913
Batiment amiral de l'escadre de la méditerrannée,de 1914 à 1921
Ecole de canonnage,en 1923
Division des écoles à Toulon,à partir de 1934
Saisi par les Anglais,le 3 juillet 1940
Sert de batterie anti aérienne et abats 5 avions allemands,de 1940 à 1941
Transformé en dépot de matériel,en 1941
Coulé volontairement en face d'Hermanville près de Ouistreham,le 9 juin 1944







1er avril 1937

2ème dépot de Brest



6 juillet 1937

5ème dépot de Toulon



9 juillet 1937

Passager Mer "Paquebot"

"Destination Shangaï"



12 aout 1937

Croiseur "Lamotte Picquet"


Mis à flot à Lorient,le 21 mars 1924
Mis en service le 1er septembre 1926
Commandant au 19 juillet 1928:Capitaine de Vaisseau Huau
Puis au 20 septembre 1928:Capitaine de Vaisseau Duplat
Mis en réserve à Saigön,fin 1942
Attaqué par des avions US,il fut touché,chavira et coula dans la rivière de Donnaï en Cochinchine,le 12 janvier 1945















1937

Nous trouvons le Lamotte-Picquet au mouillage de Shan Kai Kwan dans la nuit du 2 au 3 août. Il arrive une nouvelle fois le lendemain à Chin-Wang-Tao où il reste jusqu'au 6 avant de revenir à Chefoo très tard dans la soirée. Le 9, le croiseur appareille pour Shanghaï où il sera deux jours plus tard
L'amiral Le Bigot y trouve une situation grave. Aussi, afin d'avoir une opinion encore plus exacte, transfère-t-il son pavillon sur le Dumont d’Urville qui va mouiller au "mille 31" sur le bas Yang-Tsé, dès le 12 dans la matinée. Il revient le lendemain à Shanghaï et l'amiral rembarque sur le
Lamotte-Picquet
Notre concession à Shanghaï, le "Bund", quoique située sur le Wang-Poo au sud des autres concessions étrangères et tout à fait en dehors de celle du Japon, n'en est pas moins exposée aux erreurs des avions chinois attaquant les nippons. C'est ce qui se produit effectivement au cours d'une attaque aérienne dont les bombes font des centaines de victimes parmi la population ; toutefois, seuls, quelques français sont blessés.
Le 14 août, de nouvelles bombes tombent, heureusement sans les atteindre, près de nos navires ancrés dans le port qui, outre le bâtiment-amiral, sont les avisos Dumont d’Urville et Savorgnan de Brazza ainsi que la canonnière fluviale Doudart de Lagrée. Les bombes font 445 morts et 828 blessés dans le Bund et 600 blessés dans le "Settlement", la concession internationale. Yves Le Gall, alors QM infirmier sur le Dumont d'Urville se souvient de la traversée de la ville "au milieu des cadavres d'hommes et de femmes dépecés et pendus à des crocs de bouchers", "les corps venaient se coincer contre l'échelle de coupée. Il fallait les décrocher avec des gaffes enveloppées de chiffons pour ne pas les crever"Une vedette où se trouvait l'amiral Le Bigot manque également de sombrer au cours du bombardement. La situation exige la présence du Lamotte-Picquet pendant plusieurs mois et ce n'est que le 26 décembre qu'il appareille pour Haiphong où il arrive le 31 avec le Savorgnan de Brazza




1938

Après avoir quitté Haiphong le Lamotte-Picquet se trouve le 4 janvier en baie d’Along, toujours en compagnie du Savorgnan de Brazza avec lequel il arrive à Tourane le 8. Le croiseur-amiral appareille le 13 au matin pour jeter l'ancre à Nhatrang le lendemain. Parti le 15, le Lamotte-Picquet rentre à Saïgon le 16 janvier où il devient indisponible pour travaux pendant trois mois. Ceux-ci sont entrepris dès le 19 janvier et comportent notamment la visite des turbines et l’allégement des mâts avant et arrière. Ce dernier est modifié comme l'avait été celui du Primauguet l'année précédente à Lorient ; c'est à dire qu'il se présente désormais sous la forme d'une espèce de double potence
Ce n'est que le 14 avril en soirée que le croiseur reprend sa navigation pour se rendre à Port-Dayot où il arrive le 16 avec le Dumont d’Urville. Le Lamotte-Picquet y reste une semaine avant de se diriger le 23 avril vers la baie d'Along (24-28). Il effectue une escale à Fort-Bayard du 29 avril au 2 mai, en route pour Hong-Kong
Pendant que son croiseur stationne à Hong-Kong pour carénage (3-15 mai), l'amiral Le Bigot met à profit cette courte indisponibilité du Lamotte-Picquet pour se rendre sur le Savorgnan de Brazza dans l’île portugaise de Macao (3-9 mai).
Le Lamotte-Picquet appareille le 15 mai pour l'archipel des Tshusan. Il mouille devant l'île Putu au cours de la matinée du 18 avec le Primauguet qui venait d’arriver de Shanghaï. Le 19 en soirée Lamotte-Picquet appareille pour remplacer le Primauguet à Shanghaï, quant à celui-ci il se dirige vers Hong-Kong pour caréner à son tour.
A Shanghaï à partir du 20 mai, le Lamotte-Picquet stationnera jusqu'au 28 du mois suivant
A la fin de ce séjour à Shanghaï, l'amiral Le Bigot met son pavillon sur l'aviso Dumont d’Urville pour remonter le Yang-Tsé. Aussi, le trouvons-nous le 21 juin à Chinkiang, le lendemain à Nanking et à Wu-Hu le 24.
L'aviso rentre à Shanghaï avec l'amiral, de très bonne heure le 26 juin.
Deux jours plus tard le Lamotte-Picquet appareille au cours de l'après-midi pour se rendre à Chin-Wang-Tao où il arrive le 30.
Notre croiseur s'arrête à Tourane le ler juillet, restant plusieurs jours dans ce port qu'il quitte pour aller à Chefoo le 12 et à Wei-Hai-Wei le 15. Il va ensuite à Tsing-Tao pour une très courte escale (20-21 juillet), avant de rejoindre Shanghaï le 23.
Notre croiseur s'arrête à Tourane le ler juillet, restant plusieurs jours dans ce port qu'il quitte pour aller à Chefoo le 12 et à Wei-Hai-Wei le 15. Il va ensuite à Tsing-Tao pour une très courte escale (20-21 juillet), avant de rejoindre Shanghaï le 23.
Après quelques jours d'exercices nos croiseurs se séparent ; le Primauguet pour arriver à Hong-Kong le 8 août, le Lamotte-Picquet, après une touchée le même jour à Port-Dayot, rentre le lendemain à Saïgon.
Dans le courant du mois d'août le vice-amiral Le Bigot est l'objet d’une citation à l’Ordre de l'Armée.
Le 17, le Lamotte-Picquet appareille de Saïgon pour Singapour où il effectue une escale du 19 au 23 avant une croisière aux Indes Néerlandaises.Cette croisière le conduit successivement à Scerabaya (26 août - 6 septembre), Bali (7-13), Makassar (14 et 15) et enfin à Port-Kudat (nord-est de Bornéo) du 18 au 21 septembre.
La situation en Europe est à ce moment très critique ; elle se terminera par les fameux " accords de Munich ". Le Lamotte-Picquet se trouve alors aux Philippines ; il est depuis le 23 à Manille avec le Primauguet et les sous-marins Le Tonnant et Le Conquérant qui se trouvaient en croisière d'endurance.
L'alerte passée, le Lamotte-Picquet se dirige vers Hong-Kong le 10 octobre ; le lendemain il est devant Port-Dayot, le 12 devant Tourane. Il arrive à Hong-Kong le 15 octobre et reste quatre jours avant d'aller à Shanghaï le 22.
Le Lamotte-Picquet séjourne tout juste un mois à Shanghaï, appareillant pour Hong-Kong le 22 novembre où il arrive le 7 après des exercices et un mouillage devant l'île Putu, une des Tshusan.
Nous trouvons ensuite notre croiseur en baie d'Along le 2 décembre, avec le Primauguet.
Après quelques jours d'exercices, il se rend à Haiphong le 16 et mouille le 29 décembre à Tourane.



1939

Le 3 janvier le Lamotte-Picquet fait route sur Port-Dayot où il jette l'ancre du 4 au 6. Poursuivant sa croisière, il mouille au Cap Saint-Jacques (7-8 janvier) ainsi qu'à Ream (Cambodge) le 10 et le 11 ; passant ensuite devant Poulo-Condore avant d'arriver à Saïgon le 13 à trois heures du matin. A partir du 15 janvier le Lamotte-Picquet entre en travaux pour un grand carénage qui durera deux mois.Malgré l'indisponibilité de son croiseur et la mission du Primauguet au Proche-Orient, l'amiral Le Bigot ne reste pas inactif. Il arbore sa marque sur l’aviso Amiral Charner avec lequel il part de Saïgon le 3 février pour une visite en Thaïlande, à Bangkok. Cette visite se déroule du 6 au 11 et à l’issue l'amiral rentre à Saïgon le 14 février.
Il remet sa marque sur le
Lamotte-Picquet.
 Une dépêche ministérielle du 2 mars décide que les croiseurs affectés aux F.N.E.O., même à titre occasionnel, constitueront désormais la 5ème Division de croiseurs. Cette mesure, si elle concerne immédiatement le Lamotte-Picquet, ne concernera qu'un peu plus tard le Primauguet qui se trouvait détaché à Djibouti. Il était pratiquement toujours de règle, en effet, que tout bâtiment se rendant en Extrême-Orient ou en revenant cesse d'être ou passe sous les ordres directe du Ministre à son départ de Colombo (Ceylan) dans les deux sens. Pour le Primauguet, revenant de mission, c'est effectivement après avoir quitté ce port le 5 mai, que le lendemain il fera partie de la 5ème Division de croiseurs.
Disponible le 15 mars, comme prévu, le Lamotte-Picquet reprend la mer et le 17 il arrive à Tourane où il restera jusqu'au 20. En cours de route il avait effectué des essais de bon fonctionnement consécutifs à son grand carénage et jugés satisfaisants.A partir du 21 mars, le croiseur est en baie d'Along avec l’aviso Rigault de Genouilly .
les 29 et 30 il est à Fort-Bayard.
Le Lamotte-Picquet va ensuite à Hong-Kong du 31 mars au 17 avril. Il passe au bassin du Taikoo Dock (2-3 avril) où son gouvernail, qui manifestait un jeu excessif est démonté et réparé. Egalement ses turbines B.P. tribord interne et H.p. tribord externe sont ouvertes et examinées. Le Lamotte-Picquet effectue des essais à grande vitesse ; mais, le 19 avril, en raison de la nouvelle tension en Europe (Tchécoslovaquie),
il reçoit l'ordre de se replier sur Saïgon où il arrive le 23.
Le croiseur reste à Saigon jusqu’au 19 mai. Depuis le 12, le vice-amiral Decoux a remplacé l’amiral Le Bigot à la tête des F.N.E.O.. Le même jour, un nouveau commandant, le capitaine de vaisseau Bérenger (M.D.R.) a pris la charge du Lamotte-Picquet.De Saigon, notre croiseur va à Cam-Ranh et en baie d’Along avant de se trouver les 23 et 24 mai à Amoy où les japonais menaçaient l’île de Koulang-Su, siège de la Concession internationale. Shanghaï le 26 mai, le Lamotte-Picquet quitte ce port le 5 juin pour conduire à Haiphong M. Henri Cosme, notre ambassadeur en Chine, qui allait à Chunking. Arrivé le 9, le croiseur reste à Haiphong jusqu’au 13 pour se rendre ensuite à Cam-Ranh.
C’est dans ce secteur de Cam-Ranh que le 15 juin, au cours d’un exercice, disparaît notre sous-marin Phénix (capitaine de corvette Bouchacourt). Aussitôt alerté, l’Amiral Decoux fait route à 15 heures de Cam-Ranh avec le Lamotte-Picquet. Il se trouve sur le lieu présumé du naufrage une demi-heure plus tard et poursuit jusqu’à la nuit d’infructueuses recherches. Le croiseur rentre le 17 à Saïgon où il reste jusqu’au 19, date à laquelle il part pour Singapour.
Du 21 au 29, juin le Lamotte-Picquet séjourne à Singapour où l’amiral Decoux assiste à une conférence franco-britannique réunie en raison de la situation déjà très inquiétante, en Extrême-Orient. L'Amiral se trouve ainsi en contact avec son homologue anglais Sir Percy Noble, Commandant en chef de la China Station.








"Dégustation de canne à sucre à Dolat en février 1939"



29 juin 1939

Rappatrié,passager mer,par le Paquebot Athos II



Paquebot construit aux Chantiers A.G. Weser au titre des réparations pris en charge le 2 février 1927 par les Services Contractuels des Messageries Maritimes.Affecté à la ligne d'Extrême Orient, premier départ le 25 mars 1927 de Marseille.
En 1929 sert de cadre à Roland Dorgelès pour son roman "Partir".

En 1936 pour faire face à la concurrence des allemands et des italiens est équipé d'une chaudière Velox en remplacement de la 7° chaudière envoyant la vapeur dans 2 turbines supplémentaires à haute pression, la vitesse pas sant à 18,5 n et modification des emménagements (84 passagers en 1°, 108 en 2°, 112 en 3° et 526 rationnaires); coque peinte en blanc.
Reste sur la ligne d'Extrême Orient jusqu'en juin 1940. En juillet participe au rapatriement d'Alexandrie de la Force X bloquée par les britanniques et des équipages des navires marchands saisis dans le canal de Suez. Envoyé en gardiennage à Alger, puis après le débarquement anglo américain en Afrique du Nord envoyé à Casablanca, puis à Dakar pour ramener des troupes.
Affrété parla War Shipping Administration américaine le 8 mars 1943 à Casablanca, envoyé à New York pour transformation en transport de troupes (3056 hommes). Premier voyage sur Belfast et Gourock (Ecosse) du 5 décembre 1943 au 1° janvier 1944. Deuxième voyage avec de nombreuses avaries aux turbines de New York le 19 janvier pour embarquer 3 000 Flying Tigers pour Bora Bora, Fremantle, Bombay et retour New York le 1° juillet. Voyages suivants sur Grande Bretagne et Italie.
Redélivré en janvier 1946 au gouvernement français. Transporte les équipages français aux Etats Unis pour prendre en charge les liberty-ships remis à la France. En novembre 1949 reconditionné pendant quatre mois à Marseille. Remis en service le 10 février 1950 et utilisé pour le transport de troupes sur l'Indochine, la Corée l'Afrique du Nord, et de pélerins de Casablanca sur Djeddah (juin 1950, juin 1953, juillet 1956). Le 31 octobre 1956 quitte Marseille avec 2 334 hommes à destination de Port Saïd et ramenés suite à l'arrêt des opérations. Puis affecté au transport de troupes sur l'Afrique du Nord (240 000 hommes entre mai 1957 et avril 1958).
A son dernier retour à Marseille reçoit les honneurs militaires.
 Retiré du service le 8 octobre 1958, rendu à la Marine Marchande et démoli à La Spezia en 1959




20 juillet 1939

2ème dépot de Brest



19 septembre 1939



Croiseur "Gloire"



Lancé aux Chantiers de la Gironde à Bordeaux,le 28 septembre 1935
Mis en service,le 4 décembre 1937
Croisiére en Indochine,en 1938
Transport de l'or de la Banque de France à Hallifax,Octobre 1939
Quitte Dakar pour rejoindre Casablanca,le 18 septembre 1940
Sauve 1041 rescapés du Laconia,le 12 décembre 1942
Débarque en Provence,le 15 aout 1944
Arrive à Saïgon avec 330 soldats,le 20 octobre 1945
Retour de Saïgon à Toulon,du 30 octobre au 23 novembre 1945
Désarmé le 2 janvier 1958 à Toulon:N° Q 101



 


La Gloire a rejoint la 4ème Division de croiseur en janvier 1939, avec laquelle elle a visité la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Elle a été restaurée entre octobre et le décembre 1939. Elle a alors navigué pour le Canada avec le Dunkerque, transportant l'or vers Hallifax, et plus tard escorte un convoi de troupes canadiennes sur son retour. Les patrouilles atlantiques en tant qu'élément de l'incursion de Force De l'amiral Marcel-Bruno Gensoul's ont suivi. À l'heure de l'armistice en juin 1940, La Gloire était à Alger, mais est retournée à Toulon le 4 juillet, où la 4ème Division de croiseur a fait partie de la force navale indépendante française

Le Gloire au début du conflit est resté fidèle au gouvernement de vichy. La Commission navale de Vichy a permis l'expédition du Montcalm et du Georges Leygues à Dakar comme force Y. Après un passage incontesté par Gibraltar, pour lequel le commandant britannique local"L'Amiral Norh" a été relevé de ses fonctions, ils sont arrivés le 14 septembre. Le 18 septembre la 4ème Division de croiseur a navigué vers Libreville,et L'Afrique Equatoriale Française. Ils ont été arrêtés par les forces britanniques. le Gloire ayant des problèmes de machines ,ne pouvait dépasser la flotille britannique, aussi est elle revenue escortée dans Casablanca entre les croiseurs alliés HMS Australie et HMS Cumberland et n'était donc pas présente pendant l'attaque suivante des Anglais sur Dakar (Opération Menace).

Affectée en Atlantique puis en Méditérranée et en Afrique Occidentale Française dans la marine de Vichy, La Gloire (avec le Montcalm et Le Georges Leygues) rallie les forces navales françaises combattantes et les alliées après, l'occupation de la zone non occupée et le sabordage de la flotte à Toulon (27novembre 1942). La Gloire est modernisée aux USA en 1943 ainsi que ses 2 sisterships (1943/44). La Gloire prend part aux débarquements en Italie, de Salerne le 9 septembre 1943 et d'Anzio le 22 janvier 1944. En compagnie du Montcalm et du Georges Leygues, elle participe au débarquement de Provence à partir du 15 août 1944, ce qui lui vaut d'être citée à l'ordre de l'armée





6 novembre 1941

Marine Dakar






15 novembre 1941

Croiseur "Primauguet"


Mis à flot à Brest,21 mai 1924
Mis en service,le 25 avril 1927
Echoué au combat puis incendié à Casablanca,le 8 novembre 1942




21 novembre 1941

Dépot A.F.N.

Les deux bases navales majeures sont Oran-Mers el Kébir et Bizerte (ainsi que Karouba, une grande base aéronavale). Plusieurs mouillages et bases aéronavales secondaires existent. Casablanca et Alger sont également des bases militaires. En 1940, les ateliers navals sont capables d'effectuer une partie des travaux de maintenance, y compris le remplacement de canons légers et moyens. Les sous-marins peuvent opérer à partir de Bizerte, sans avoir à retourner à Toulon-St Mandrier. Après l'opération Catapult (Mers el Kébir), il semble qu'une partie des équipements des ateliers ait été rapatriée à Toulon. Toutefois, après son évasion de Toulon en novembre 1942, le Casabianca put être réparé et entretenu à Alger (y compris certaines réparations suite à un échouage).Alger n'était pas supposée être une grande base navale, comme Oran et Bizerte, mais réussi néanmoins à soutenir quelques unités françaises fin 1942 - début 1943.
Oran avait été sérieusement endommagé par le bombardement américain et Bizerte était entre les mains de l'ennemi.Alger et Oran/Mers-El-Kébir ont de bonnes infrastructures portuaires. Bône est un port de seconde zone, mais utilisable. Tunis est un bon port, mais trop proche des Italiens. Pour recevoir le matériel américain ainsi que les vivres et équipements (l'AFN va "vivre" grâce aux fournitures US et aux produits alimentaires en provenance d'Argentine et des USA ...), Casablanca est un port excellent. En fait le débarquement des convois venus des USA devra au moins jusqu'en mi-41 se faire à la fois sur Casablanca, Oran/Mers-El-Kébir et Alger pour pouvoir utiliser toutes les infrastructures disponibles. Il y a, en comptant Casablanca, environs 30 postes de déchargement "lourd" et au moins 3 pour les hydrocarbures. En admettant que les 2/3 des postes soient utilisés et que les bateaux passent 3 jours à quai, cela fait 200 cargos et 20 pétroliers par mois.
Alger, Oran/Mers-El-Kébir, mais aussi Sfax et Tripoli, peuvent servir au soutien des forces d'abord dans les Balkans (fin du printemps 1941), puis en Grèce à partir de mars 1942



2 décembre 1941

Passager Paquebot retour sur Toulon

10 décembre 1941

5ème dépot de Toulon




"Malgré les évènements,retrouvailles familliales à Toulon en 1942"




1er juin 1943

C.A.M.M.Paris

1er aout 1945





C.F.J. Sidi Abdallah "Bizerte"






1er aout 1946

Compagnie de Garde de Baie Ponty "Tunisie"






La Baie Ponty était à 4 kms de la base navale de Bizerte,avec la présence d'une Préfecture Maritime et un Vice Amiral comme Préfet. Elle se situe après le canal de Bizerte et donne accès au lac de Sidi Abdallah avec son arsenal marine et la ville de Ferryville qui est devenue Menzel Bourguiba.En face de cette base il y avait l'A.M.F. (atelier militaire de la flotte) en Baie des Carrières.
Attenante à la base de la Baie Ponty, il y avait la Base Aéronavale de Karouba.


1er mai 1947



Compagnie de Garde de Sidi Abdallah "Tunisie"



La compagnie de garde stationnait à Sidi yaya
 Pas loin de l'Hopital Maritime de Sidi Abdallah (Menzel-Bourguiba)



4 haf-track et une vingtaine de fusiliers et des cannoniers chargés de surveiller et d'intervenir pour protéger les instalations militaires qui étaient importantes à Menzel
.






"En famille à Ferryville"



24 février 1948

2ème dépot de Brest



Maurice et son frère Jean



2 aout 1948

Centre de Formation Marine de Mimizan








Après la deuxième guerre mondiale, furent créés pour la Marine, deux centres de formation maritimes, implantés dans d'anciens camps militaires allemands. Le C.F.M. de Pont Réan,près de Rennes, était destiné à recevoir le personnel de la zone située au nord d'une ligne fictive allant de Lyon à Bordeaux et celui de Mimizan, dans les Landes près de Biscarosse, ceuxmarins venant de la zone située au sud de cette ligne. Les conditions d'accueil étaient rustiques. Ils furent rapidement transfèrés dans des installations plus adaptées


3 aout 1950

2ème dépot de brest

15 décembre 1950

B.M.M. Toulon

16 mars 1951

2ème dépot de Brest

16 mars 1951

Croiseur "Jean Bart"

Lancé aux Chantiers de la Loire à Saint Nazaire,le 12 décembre 1936
Mis en service ,le 6 mars 1940
Evasion de saint Nazaire et rallie Casablanca,le 19 juin 1940
Bombardé par USS massachusetts,le 8 novembre 1942
Refonte à Cherbourg,le 29 août 1945
Réparations à Brest,du 12 novembre au 20 décembre 1945
Rallye l'escadre de la Méditerranée,en1950
Participe aux opérations d'Egypte,en 1956
L'école des canonniers s'y installe ensuite
Navire-Ecole à Toulon,1er août 1957
Désarmé,le 26 février 1969
Vendu pour démolition,le 16 février 1970:N° Q 466





Le 23 avril 1950,
Prise de Commandement par le Capitaine de Vaisseau Cirier

1951

Le Jean Bart est conduit en grande rade le 9 mai d'où il appareille le lendemain pour les parages de l'île de Groix, où il reprend son entraînement. A l'issue de cette sortie, il rentre à Brest le 15.
Par deux fois,les 17 et 18 mai.
Le cuirassé est à la mer, au large des côtes sud de la Bretagne afin de continuer ses essais
Devant être immunisé contre les mines magnétiques,
Le Jean Bart quitte Brest le 23 mai à destination du Havre, où il arrive le lendemain. Dès son arrivée, il entre dans le bassin Théophîle Ducrocq où sont entrepris les travaux. Le 9 juin, le cuirassé sort du bassin et appareille le lendemain matin pour Brest qu'il atteint dans la soirée
Du 20 au 27 juin,
Le Jean Bart reprend ses sorties vers Groix pour entraînement et essais de consommation
Le 9 juillet
Le cuirassé rejoint le quai d'armement
Le 6 décembre 1951
Prise de Commandement par le Capitaine de Vaisseau Lefèvre

1952

Aucune Sortie cette année là,les travaux continuent

1953
 

A partir du 16 juin,
Le cuirassé entreprend les tirs d'essais et de résistance des canons de 100, entre le mouillage de Morgat et la zone de tir de Groix. Au cours de cette période qui s'achève le 13 juillet, le Jean Bart teste avec succès les deux affûts de 57 situés de part et d'autre de la tourelle II de 380. (Le souffle des grosses pièces étant sensé provoquer des dégâts à ces nouvelles installations
Du 13 mai au 2 juin,
Le Jean Bart sort presque tous les jours pour mouiller alternativement à Roscanvel et Morgat où il procède à la mise au point de ses nouvelles installations.
Le 3 juin, il appareille de Morgat et gagne le Havre le lendemain. Le cuirassé connaît un grand succès de curiosité puisque près de dix mille visiteurs montent à bord.
Il quitte le Havre le 8 juin à destination de Brest, où il arrive le lendemain
Le 29 juin 1953
Prise de Commandement par le Capitaine de Vaisseau Barnouin

1954

Continue ses essais à Brest,jusqu'en Octobre 



 

 


1er mars 1954

2ème dépot de brest

12 juillet 1954

C.F.M. de Pont Réan
"Près de Rennes,entre Bruz et Guichen"



Pont-Réan a été le siège d'un centre de formation maritime (CFM de Pont-Réan) qui assurait aux appelés et engagés de la marine nationale une formation militaire et maritime de 2 mois avant d'intégrer une école de spécialité 


 

 





1er octobre 1957



Admis à la retraite avec la mention "Conduite Exemplaire"

Se retire rue de La Cordelière,à Morlaix

 

 

 


 

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